Jambo !
Lors d'un safari privé de 17 jours au Kenya en novembre/décembre 2016 avec l'agence "Jumbo Kenya Safaris", principalement focalisé sur les oiseaux, nous avons répertorié quelque 170 espèces différentes de cette magnifique gent ailée, mais certains oiseaux observés n'ont pu être identifiés avec certitude et donc, non comptabilisés. C'est malheureusement peu comparé aux plus de 1100 espèces que compte le Kenya!
Ne sont pas repris non plus les oiseaux migrateurs, venus prendre leurs quartiers d'hiver en Afrique.
Ne sont pas repris non plus les oiseaux migrateurs, venus prendre leurs quartiers d'hiver en Afrique.
Accompagnés de Benedict, notre chauffeur, et Suleiman, notre guide, nous avons visité les réserves et parcs suivants: Meru, Samburu, Nakuru, Baringo, Bogoria, Elementaita, Naivasha, Amboseli et Tsavo Ouest.
Lorsque j'ai entamé ce tout premier blog, je n'avais l'intention que de présenter les photos d'animaux observés à l'occasion de ce voyage. Par la suite, je me suis prise au jeu et j'ai voulu rendre hommage à cette nature généreuse et préservée. Mais pour combien de temps encore? La pression démographique galopante, le développement des voies rapides, du chemin de fer, des industries, des villes, le braconnage, la déforestation et l'extension des pâturages pour le bétail rend difficile la cohabitation. En conséquence, les zones protégées sont rognées et beaucoup d'espèces animales sont menacées. Les conflits entre agriculteurs et la faune sauvage s'intensifient. Des fermes s'installent sur des zones protégées, empêchant les animaux de circuler. En représailles aux attaques des lions sur le bétail ou au saccage des cultures par les éléphants, les Massaï ont de plus en plus souvent recours aux insecticides/pesticides pour empoisonner ces animaux. Ils en farcissent des carcasses de chèvres ou de vaches pour appâter les prédateurs. Mais le recours à ces poisons a de graves effets collatéraux: les charognards tels les vautours (dont les populations se sont effondrées) ou les hyènes en paient le prix fort. Il en va de même pour les oiseaux, empoisonnés par pesticides dans les rizières de Bunyala, par exemple.
Il reste à peine 2000 lions au Kenya dont il est l'animal emblématique. Il a disparu dans 90% de son aire originelle. Le Kenya ... "la fin d'un monde"? (Peter Beard). Le dossier est à lire dans le National Geographic d'août 2018.
Il reste à peine 2000 lions au Kenya dont il est l'animal emblématique. Il a disparu dans 90% de son aire originelle. Le Kenya ... "la fin d'un monde"? (Peter Beard). Le dossier est à lire dans le National Geographic d'août 2018.
Le photographe anglais Nick Brandt l'a magnifiquement exprimé lors d'une exposition "testimoniale" en 2016 intitulée "Inherit the Dust" qui rend compte de l'impact humain sur les territoires qu'occupaient autrefois les animaux.
Mais il ne faut pas noircir le tableau pour autant. Des initiatives voient le jour, comme celle de cette entreprise (Seedballs Kenya) qui a élaboré un système pratique, économique et écologique pour replanter des arbres dans les milieux arides: des petites boules de graines (seedballs) sont entourées d'un terreau riche en nutriments et de poussière de charbon. Ce dernier protège la graine des insectes et des rongeurs, tout en retenant l'humidité jusqu'à la saison des pluies. Une compagnie de transport par hélicoptère s'est associée au projet. Chaque fois que l'hélicoptère vole, les occupants jettent les graines qui se dispersent. L'entreprise commercialise aussi depuis peu des graines d'herbes pour ensemencer la savane et les pâturages. A suivre donc ...
J'espère ne pas trop vous "bassiner" avec mes commentaires alarmistes qui émaillent ce blog, mais la préservation de la Nature (avec un grand N) et de l'espèce animale me tient particulièrement à cœur.
Toutes (ou quasi toutes) mes sources sont mentionnées en fin de blog.
Mais il ne faut pas noircir le tableau pour autant. Des initiatives voient le jour, comme celle de cette entreprise (Seedballs Kenya) qui a élaboré un système pratique, économique et écologique pour replanter des arbres dans les milieux arides: des petites boules de graines (seedballs) sont entourées d'un terreau riche en nutriments et de poussière de charbon. Ce dernier protège la graine des insectes et des rongeurs, tout en retenant l'humidité jusqu'à la saison des pluies. Une compagnie de transport par hélicoptère s'est associée au projet. Chaque fois que l'hélicoptère vole, les occupants jettent les graines qui se dispersent. L'entreprise commercialise aussi depuis peu des graines d'herbes pour ensemencer la savane et les pâturages. A suivre donc ...
J'espère ne pas trop vous "bassiner" avec mes commentaires alarmistes qui émaillent ce blog, mais la préservation de la Nature (avec un grand N) et de l'espèce animale me tient particulièrement à cœur.
Toutes (ou quasi toutes) mes sources sont mentionnées en fin de blog.
